Un beau jour où tout va bien, j'apprends que j'ai un cancer de la moelle osseuse... Comment survivre?
... Je reprends mon souffle sur le canapé. Caro pensait que les travaux de réfection des peintures, consécutifs au dégât des eaux de l’été dernier, seraient achevés pour mon retour de Becquerel. Il n’en est rien. L’appartement est sens dessus-dessous....
Lire la suiteLa porte vitrée de Becquerel s’ouvre devant moi. J’ai la valise à roulettes à la main. L’air frais me gifle le visage. L’odeur des gaz d’échappements de la rue me fait tourner la tête. C’est bon. C’est délicieux. Le sevrage tabagique m’a restitué un odorat...
Lire la suite…Je m’appelle V. Je suis la conne masquée… Cette fois je m’éveille tout à fait. Il semble que toute l’unité de soins intensifs soit connectée sur mon blog. Vous savez, lui dis-je, on est toujours le con de quelqu’un. Je l’ai moi-même été un nombre incalculable...
Lire la suiteUne infirmière me rase le crâne avec une tondeuse électrique. Ce n’est pas celle entre les mains de laquelle la veille j’avais eu l’impression de n’être ni plus ni moins qu’un rôti de porc qu’elle avait à préparer. Celle-ci est douce et mesurée. Ses paroles...
Lire la suiteElles me demandent d'ôter mon PETIT tee-shirt pour mettre le PETIT patch d’Emla en place et faire le PETIT électrocardiogramme. Ces deux connes masquées sont en train de me parler comme à un débile. J'ai été convoqué à 10H00, pour apprendre que la chambre...
Lire la suiteLe samedi soir, on a fêté les dix-huit ans de Camille. Martine est arrivée avec un énorme gâteau, des chocolats, une boîte de personnages Duplo pour Antoine et un quart d'heure de retard, comme on l'avait prévu Camille et moi en rigolant. Rien de grave....
Lire la suiteC'est la sonnerie de l'interphone qui me réveille tout à fait. Je somnolais dans la chambre de Camille où j'ai préféré passer la nuit après avoir pris un Stilnox vers une heure du matin. J'entendais vaguement depuis un moment Caro et Antoine se préparer...
Lire la suiteJe lis sur la tranche du périodique d'art que j'ai trouvée sur la table basse de la salle d'attente la date de parution . Avril 1994. C'est une revue coûteuse, mais elle fait de l'usage. Son papier glacé et ses reproductions sont d'excellente qualité....
Lire la suiteAlors, Antoine, comment va papa? La pédiatre a décidé d’attaquer bille en tête. Caro l'a appelée hier pour lui expliquer la situation. L’hospitalisation pour un mois, les travaux à l’appartement, tout ce qui va bouleverser encore un peu plus son univers....
Lire la suitePourquoi ce type ne cesse de me suivre? Par moments j’ai l’impression de l’avoir semé. C’est là qu’il ressurgit de nulle part. A voix basse, mais sans colère, il m’accuse de cette horreur. C’est vous qui l’avez tué, murmure-t-il. Il parle de son enfant....
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