Un beau jour où tout va bien, j'apprends que j'ai un cancer de la moelle osseuse... Comment survivre?
1969, vacances de la Toussaint. Tu es assez grand pour prendre le train seul, a dit mon père. En gare de Cambrai je monte dans une Micheline de couleur crème et rouge aux sièges de bois éclaté par endroits. C’est un omnibus. A chaque gare où le train...
Lire la suiteEncore une salle d’attente. La maladie pourrait se résumer à ceci: attendre. On nous appelle les patients. On attend dans des salles d’attente, on attend qu’une porte s’ouvre, que notre nom soit prononcé. On attend le verdict du médecin, un traitement,...
Lire la suiteSeptembre 1969 17H15. En sortant du goûter, Manu nous fait signe de le suivre. Venez, dit-il, j’ai entendu dire au réf que les autres ont organisé un tournoi de basket. Je les accompagne sans enthousiasme sur le plateau de sport, mais il n‘est pas prudent...
Lire la suite11 novembre 1969 Il pleut ,il fait gris, il fait froid. J’entends de mon lit la pluie battre sur mon volet. Mon corps, toute la nuit a réchauffé le lit, je suis dans un cocon tiède, la chambre est glaciale. Un peu de jour filtre entre les lames de bois...
Lire la suiteLa Corsa retrouve toute seule son emplacement de livraison en face du cabinet du Dr.A, psychiatre. Je me force à grimper lentement les deux étages avec pause au premier, j’arrive au palier supérieur en haletant. La salle d’attente ne fait pas exception...
Lire la suiteUn lundi de septembre 1969, 17HOO C’est la récré du soir. On suit les autres penscos, Jean-Mi et moi, jusqu’au ref pour le goûter alors que la cour principale se vide des derniers demi-pensionnaires et des externes. Après le pain et la confiture, l’eau...
Lire la suiteLundi 06 novembre 2006, 10H45 Je fume un cigare sur la terrasse, le brouillard refuse de se lever et va sans doute persister sur Rouen toute la journée, poissant les murs de la ville de gouttelettes d’eau grasse. Je sursaute car on sonne . Déjà! L’ambulancière...
Lire la suite1699, premier dimanche de septembre, 20H00. La cloche retentit de nouveau. Galopade. Les anciens s’alignent face aux numéros de dortoirs inscrits à la peinture noire sur le mur du réfectoire et font silence, les nouveaux les imitent. Certains petits portent...
Lire la suiteLa première fenêtre s’ouvre dans ce lieu que l’on appelle la loggia. C’est un petit espace situé au bout de la cuisine, à l’opposé de la terrasse en bois qui donne sur la ville. Rangements, machine à laver, sèche-linge, vide ordure, c’est là que je vais...
Lire la suiteJe gare la Corsa de Caro sur un espace livraison près du cabinet de mon psychiatre. Je l’appelle sur son numéro personnel. Je viens de sortir de la deuxième hospitalisation, première cure de chimio achevée, je suis aussi solide qu’un château de cartes...
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