Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un beau jour où tout va bien, j'apprends que j'ai un cancer de la moelle osseuse... Comment survivre?

Publicité

LA DISPARITION



J'attendais devant l'office notarial de Bouchain. J'ai vu arriver J.J. au volant d'une Mercedes classe A de location. Agnès était assise à côté de lui. Il cherchait un endroit où stationner. Nos regards se sont croisés. D'un geste je lui ai désigné le petit parking qui jouxtait l'immeuble. Du ciel gris suintait une bruine tenace depuis le matin.

Je les ai embrassés tous les deux.

On va se faire tremper au cimetière, a-t-il dit en réajustant son col. Tu as un parapluie?

J'en ai plusieurs. J'habite en Normandie, tu te souviens? Tu as fait bon voyage?

Sans problème. Finalement, j'ai pris le TGV. Je suis arrivé hier. Le temps de prendre une chambre d'hôtel et je suis allé me promener en ville. Je me plaisais beaucoup à Lille. Toi aussi, je crois. Mais tu es seul? Jeannine et le Chinois...

Jeannine m'a dit hier qu'elle ne viendrait pas chez le notaire. Elle veut assister à la mise en bière et à la messe. Et puis, elle n'a pas de moyen de transport.

Le père n'avait plus de voiture?

Si, enfin je pense. T'imagines le vieux sans bagnole, toi? Elle n'a pas le permis de toutes façons. Ca n'aurait servi à rien. Jamais il ne lui aurait laissé conduire son véhicule.

Ah bon, je ne savais pas qu'elle n'avait pas le permis. Et le chinois?

Silence total. Je l'ai eu au téléphone lundi, rien depuis.

Qu'est-ce qu'il voulait déjà?

Simplement savoir si on viendrait à l'enterrement. Il devait avoir un doute, ou hésiter lui-même à s'y rendre. Je lui ai répondu que nous serions là tous les deux mais uniquement à l'inhumation. J'ai prétexté la fatigue due à mon cancer. Il a aussi demandé ce qu'on pensait faire pour les fleurs. Je crois qu'il aurait bien voulu partager les frais. Je lui ai dit que le plus simple était que chacun face à sa convenance. Il m'a dit qu'il comptait aller à la bénédiction, mais pas à la mise en bière.

Et tu a prévu des fleurs?

Comme je l'ai dit, j'ai fait à ma convenance. Pas de fleur.

J'ai fait comme toi... Agnès a prévu un bouquet. Il est dans le coffre.

J'ai proposé à Agnès qu'elle nous attende plus confortablement au bistrot d'en face, mais elle a préféré rester dans la voiture, alors on a pris la direction de l'étude.

 

 

Ils sont mariés depuis combien de temps Jeannine et lui? Deux, trois ans?

Oui, quelque chose comme ça. Ils étaient ensemble depuis plus de trente ans.

Tant que ça, tu es sûr?

Sûr. J'étais en terminale quand il l'a ramenée à la maison la première fois.

Trente ans? Elle a dû en baver...

J'ai haussé les épaules.

Ils étaient aussi cinglés l'un que l'autre. Genre sado-maso. Ca crée des liens.

J'ai jeté un dernier regard dans la rue.

Toujours pas de Philippe. Ce serait pourtant normal qu'il soit là.

J'ai demandé hier à Jeannine de l'informer du rendez-vous pour la lecture du testament, mais comme tu vois, il n'y a personne.

C'est un peut-être un obstacle à l'ouverture du testament si on n'est que tous les deux?

Je ne pense pas. On va savoir ça tout de suite. Il est l'heure.

 

 

Le notaire n'a pas eu l'air surpris en voyant qu'on n'était que deux. Mais qu'est-ce qui pourrait étonner un notaire?

En guise de préambule, il nous a indiqué que son père avait bien connu le nôtre. J'ai pensé qu'ils devaient autrefois fréquenter le même bistrot, chez Henri, là-bas au-delà du pont sur l'Escaut, où notre père allait jouer à la belote chaque mardi soir, et boire des bières les autres soirs.

Il nous a demandé de nous situer.

J.J. s'est présenté comme l'aîné, et moi comme le second. Puis J.J. lui a demandé si l'absence de Jeannine et de son troisième fils posait des difficultés pour l'ouverture du testament.

Aucun problème, a-t-il dit. Je leur enverrai une copie par courrier.

Il s'exprimait avec un léger bégaiement.

Il a ouvert un dossier qui attendait sur le bureau. On avait ôté nos manteaux et croisé nos jambes. On connaissait l'existence de ce testament. Notre père après avoir convolé avec Jeannine nous avait envoyé à l'un et à l'autre une lettre pour nous annoncer la nouvelle de son mariage. A la fin de celle-ci il précisait qu'il avait fait le nécessaire pour préserver les droits de ses enfants. Phrase sibylline au sujet de laquelle aucun de nous n'avait jugé utile de l'interroger.

Le notaire a extrait une enveloppe du dossier qu'il a décachetée devant nous.

Sur la feuille qu'il tenait on reconnaissait parfaitement l'écriture de notre père.

Il a commencé la lecture avec le ton monocorde et le débit régulier en usage chez membres de sa profession. Quand il lisait ainsi, il ne bégayait plus.

C'était un texte on ne peut plus banal, recopié sans doute à partir d'un modèle standard trouvé dans un magazine. Pas une phrase personnelle ou le moindre mot d'adieu. Aucune trace d'affection. Rien d'anormal.

En substance il faisait de ses trois fils ses héritiers universels, sa femme Jeannine restait usufruitière de sa maison de Vieux-Condé.

On n'était pas plus avancé. On ignorait tout de ce qu'il avait pu faire des biens qu'il avait hérité des ses parents.

Le notaire lui non plus ne savait rien.

Il faudra que je fasse des recherches pour faire le bilan précis des comptes en banque et des valeurs. J'aurai également besoin de la dernière déclaration d'impôts. Je devrai me déplacer pour évaluer la maison et les meubles... Il avait une assurance vie?

Il faudra que vous voyez tout ça avec sa femme. Nous, on ne sait rien. Nous n'avions plus de rapport avec notre père, a dit J.J.

Notre père n'avait plus de rapport avec nous, ai-je corrigé.

 

 

Midi était passé quand on est ressorti. Agnès avait entrebâillé sa portière pour évacuer la buée. Elle a sursauté quand j'ai posé ma main sur son épaule.

On va aller déjeuner. On a le temps. La bénédiction a lieu à 14H30 à Vieux-Condé. Après il faut convoyer le corps jusqu'à Iwuy. Ils ne seront pas au cimetière avant 15H30 ou 16H00. On va où? Cambrai ou Valenciennes?

Où vous voulez, a-t-elle répondu. Mais c'est moi qui vous invite.

On est allé à Cambrai. Il pleuvait toujours. On s'est engouffré dans la première brasserie venue. La ville n'avait pas changée. Une ville où on ne revient qu'à l'occasion d'un enterrement, et qu'on avait fui dès qu'on avait eu le bac en poche.

On a commandé des bières, un Perrier pour Agnès. Le serveur est revenu avec son plateau et nous a tendu des cartes.

Alors comme ça le notaire ne vous a rien dit?

Non, il n'est pas au courant des affaires de notre père. J.J. pense qu'il a vendu l'appartement de Toulon il y a déjà plusieurs années. Quand à la maison de ses parents à Wasquehal, c'est toi qui nous a appris qu'il l'avait vendue l'année dernière.

Je suppose que s'il a vendu, c'était pour pouvoir disposer du capital. A mon avis, il a tout dépensé.

Tout dépensé à quoi? C'est demandé J.J. Il n'était pas sans le sou. Il touchait sa retraite. Sans compter celle de sa mère qui a vécu jusqu'en 2000, la pension de reversion du grand-père, les loyers, les économies que nos grands-parents avaient faites tout au long de leur vie...

On est en 2008. Pas besoin de huit ans pour bouffer un petit patrimoine.

Je t'ai dit que j'étais allé le voir à Condé avec Alex il y a trois ans, avant que je quitte Rouen?

Oui, je crois.

C'était un vrai taudis, chez lui. Il n'entretenait rien. La maison était restée telle qu'elle était quand il a emménagé. Tu vois le genre. La tapisserie qui se décolle, la peinture qui s'écaille. Ce n'est pas en travaux qu'il s'est ruiné.

Quand j'ai eu Jeannine au téléphone, a ajouté Agnès, elle m'a dit que ça faisait des mois que la porte de son frigo était cassée... Pas moyen de lui faire en acheter un autre. Il se plaignait toujours d'être sans argent, et même d'avoir des dettes.

Il avait quoi comme bagnole quand tu es allé chez lui?

Maintenant que tu m'en parles, il venait d'en acheter une nouvelle. Une Citroën, je crois. Un modèle assez gros.

Une C5?

Je ne sais pas. C'est possible. Je ne connais pas la gamme Citroën.

Normal, t'es pas assez vieux. En tous cas, voilà déjà un début d'explication aux dettes qu'il aurait contractées. Et puis je te rappelle qu'il jouait aux courses.

Tu crois que...

Je crois qu'il faut s'attendre à tout de la part d'un turfiste qui roule en Citroën, me suis-je esclaffé.

Il a souri. D'accord... Mais de là à être couvert de dettes...

Délire de vieillard peut-être. Ou ruse d'avaricieux. Il a toujours cultivé le mystère. C'était une de ses façons de préserver son pouvoir sur son entourage. Beaucoup de vieux font ça. Inutile de se mettre martel en tête. Personne ne sait rien. Il faudra qu'on attende le bilan du notaire.

Le chinois... Il sait peut-être quelque chose, lui...

Ca m'étonnerait. Pourquoi en saurait-il plus que nous? On peut reprocher bien des choses à notre père, mais il a toujours été parfaitement équitable avec ses fils : de chacun d'entre nous il n'avait rien à foutre. Idem pour nos enfants.

Agnès affichait une mine consternée mais acquiesçait.

Vous savez ce que m'a demandé Jeannine? A-t-elle dit. Le prénom des enfants du chinois, pour l'annonce dans le journal... Je n'ai pas pu lui répondre. Je ne les ai même jamais vus.

Nous non plus. On ne sait même pas combien il en a.

Mais au fait, ai-je dit en me tournant vers J.J., tu l'as vu il n'y a pas si longtemps le chinois. Il est passé chez toi l'été dernier, non?

Il m'avait raconté ça par e-mail. Mais Agnès tombait des nues, du coup il a repris l'anecdote.

C'était en fin d'après-midi, en août je crois. J'étais tranquillement allongé au bord de la piscine quand je l'ai vu s'amener. Je me suis demandé qui était ce type qui pénétrait dans mon jardin. Il a fallu qu'il me dise qu'il était mon frère pour que je le reconnaisse.

Il m'a expliqué que cela faisait plusieurs années qu'il venait en vacances à Argelès, dans un camping. Il avait eu mon adresse par notre père. Alors il était passé me voir. Il n'y a que vingt kilomètres. J'étais bien emmerdé. Je ne savais pas quoi dire. Encore heureux qu'il était venu seul.

Vous avez parlé de quoi?

Je ne sais plus vraiment. De tout et de rien. On ne se connaît pas, et surtout on n'a rien en commun.

Ca n'a duré qu'une demi-heure, mais ça m'a semblé une éternité. Je lui ai offert un Coca, on a échangé quelques banalités, j'ai demandé des nouvelles de notre père.

Et alors?

Il ne m'a pas dit grand-chose. Ca devait faire un an et demi qu'il ne l'avait pas vu. Il avait juste un coup de fil tous les trois-quatre mois...

Bref, assez rapidement on n'a plus rien eu à se dire. Alors je me suis tu. Ca devait être aussi pénible pour lui que pour moi. Il a dit qu'il devait s'en aller. Je l'ai raccompagné jusqu'au portail. Je ne lui ai pas proposé de repasser une autre fois avec femme et enfants.

 

 

Le serveur est arrivé avec nos commandes. On a déjeuné lentement en bavardant, on a pris des cafés. Au bout d'un moment, il a bien fallu qu'on s'en aille.

Il pleuvait toujours. On avait deux heures à tuer avant d'aller au cimetière.

On fait quoi maintenant?

Allons à Iwuy, ai-je dit.

On a fait les dix kilomètres qui nous séparaient de mon village natal. J.J., lui, était né à Roubaix.

Tu sais, on est arrivé ici à peine deux mois avant ta naissance. J'avais sept ans.

Oui, je sais. Tiens, fais-nous le tour du bled.

On a remonté la rue de l'Egalité à partir de la place jusqu'au passage à niveau de la route d'Avesnes-Le-Sec, puis on a fait demi-tour pour passer par le stade. Plus loin, on a vu que la gare avait été désaffectée. Un camp de manouches s'était installé sur le terrain vague d'à côté. On a poursuivi la boucle. On a même poussé jusqu'à Thun-Saint-Martin pour voir si le château tenait toujours debout. Tout le long du trajet revenaient à la surface les souvenirs d'enfance, les anecdotes, les grosses bêtises, les copains, les petites amies que tous ces lieux évoquaient chez nous.

J.J. c'est arrêté devant le cimetière. On avait encore une bonne heure d'attente.

On va repérer la tombe?

On est descendu de voiture. A l'entrée du cimetière des panneaux d'affichage étaient dressés en prévision des élections municipales.

Tu crois qu'on va faire voter les morts cette année, comme en Corse?

Les visages sur les affiches nous étaient totalement inconnus.

Le cimetière était désert. Je me suis arrêté pour tenter de me repérer. Regarde, a fait J.J.

Il me désignait un petit camion stationné au milieu d'une allée, à bord duquel deux types attendaient en fumant.

Ce doit être là. Allons voir.

En s'approchant on a vu qu'une tombe avait été éventrée. La pierre tombale avait été mise sur un côté, de l'autre un tas de terre grasse fraîchement remuée attendait au bord de la fosse.

C'était bien là. C'était notre nom de famille. Il y avait déjà nos grands-parents paternels là-dedans.

Bon, on sait maintenant où on va le mettre, ai-je dit. La tombe de notre mère ne doit pas être très loin.

On s'est séparés pour la retrouver. C'est Agnès qui l'a retrouvée.

Tu es sûre que c'est là?

Les lettres dorées de l'inscription était presque effacée. Je me suis penché pour déchiffrer.

C'est ça. Gabrielle Vannesche, 1924-1963.

Je n'avais jamais réalisé qu'elle avait été enterrée sous son nom de jeune fille.

C'est Mamie qui l'a voulu ainsi, a dit Agnès. D'ailleurs elle a payé la pierre. Votre père ne voulait pas mettre un sou. Elle était furieuse contre lui. En plus, quand Gaby est décédée, il fricotait déjà avec la Marguerite.

Quelle pute, celle-là!

J.J. a hoché le tête.

Bon, inutile de s'éterniser. On revient tout à l'heure. J'irai bien attendre au chaud...

On va où?

J'ai besoin d'un extrait de naissance pour changer ma carte d'identité. Conduis-moi jusqu'à la mairie.

OK, allons-y.

Ils sont restés dans la voiture pour m'attendre. Il y avait toujours autant de circulation sur la nationale malgré l'autoroute. J'ai traversé et j'ai grimpé les marches qui menaient à la lourde porte monumentale. J'ai demandé l'état civil.

On m'a indiqué le bureau. C'était juste là à droite.

Un grosse femme bavardait au téléphone. Elle a raccroché et m'a demandé ce que je voulais.

Je lui ai expliqué. Elle m'a tendu un post-it.

Notez là-dessus vos nom, prénoms, date de naissance et adresse.

Vous avez un stylo?

Elle m'a tendu un vieux Bic à moitié mâchouillé.

J'ai noté sur le papier ce qu'elle m'avait demandé avant de lui rendre le tout.

Elle a déchiffré mes mots, puis elle a levé vers moi un regard interrogateur.

Vous êtes le fils de l'ancien dentiste?

Oui, ai-je répondu. Mais j'ai quitté le village depuis plus de trente ans.

Je vois, a-t-elle dit. Le temps de faire les recherches dans les registres, et le vous expédie ça par courrier dans deux ou trois jours.

Merci beaucoup, Madame.

Je suis sorti sans prendre la peine de lui dire qu'on enterrait l'ancien dentiste cet après-midi même.

 

 

Bon et maintenant?

Allons attendre dans un troquet. Au moins, on sera au chaud.

Tu veux aller où?

Je ne sais pas, moi. Allons au Mouton Blanc.

On s'est garé le long du monument aux morts, en face de notre ancienne maison.

Le Mouton Blanc était fermé. D'ailleurs le nom avait changé. Maintenant ça s'appelait « La Table De...je ne sais plus quoi », bref un nom pompeux à la con pour une gargote de village. On a examiné les alentours pour trouver autre chose.

J'ai repéré un autre café de l'autre côté de la place, vers l'église. Le Pub, un truc dans ce genre.

On est entré. C'était carrément crade. Aucune importance. Deux jeunes glandeurs glandaient devant un jeu électronique sous le regard bovin d'un serveuse aux cheveux gras.

Je me suis penché vers J.J.

J'ai pas la carte du club. Pourvu qu'ils acceptent de nous servir quand-même.

Il a rigolé. C'était déjà un bistrot ici, dans le temps, a-t-il dit. Mais ça a changé.

Ouais, mais pas en mieux.

La fille s'est amenée jusqu'à notre table en traînant aux pieds des pantoufles défoncées.

On a commandé des cafés.

Je vais pisser, ai-je dit.

Les chiottes étaient immondes. Mais qu'est-ce qu'ils avaient bien pu faire là-dedans?

Par habitude j'ai quand-même soulevé la lunette de la pointe de ma chaussure, et j'ai pesé sur la manette de la chasse d'eau avec mon coude quand j'en ai eu fini.

Au lavabo, même programme.

Pas d'eau chaude, pas de savon, pas de serviette.

Je suis retourné les rejoindre à la table en secouant en l'air mes mains humides.

Les cafés étaient arrivés. Personne n'était pressé de les goûter.

J'ai aperçu la Voix Du Nord sur la table voisine. C'était l'édition du jour. Je l'ai ouverte à la page nécrologique.

Je n'ai vu nulle part le nom de notre père.

Pardon Madame, ai-je lancé vers la serveuse qui posément ruminait devant ses verres sales. Je lui ai désigné le journal. Vous auriez encore le journal d'hier?

Elle l'a sorti de je ne sais où et l'a posé devant elle sur le comptoir.

Dans celui-là non plus il n'y avait pas le nom de notre père.

C'est pas un enterrement, ai-je dit. C'est une disparition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
Je viens de passer plus d'1h sur votre blog... j'ai repris l'histoire depuis le début, pas le temps de tout lire, mais suivi le fil...Je ne sais pas quoi dire, je crois qu'il n'y a rien à dire, que la vie réserve de sacrés épisodes... juste vous dire que votre récit m'a beaucoup émue et que vous avez une plume (enfin, une souris..).
Répondre