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Un beau jour où tout va bien, j'apprends que j'ai un cancer de la moelle osseuse... Comment survivre?

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11 SEPTEMBRE 2006 : LA SERENITE

Le 11 septembre 2006, je me réveille.

Si l'on peut parler de réveil . La torpeur du lundi matin, tout le monde connait cela, et maintenant que je parviens à m'extirper de mon Bultex, j'annonce d'une voix pâteuse à Caro que je n'irai faire cette prise de sang que demain matin, d'ailleurs, vue l'heure et ma faim féroce, Antoine scotché à Dora tout  autant qu'à son biberon , il ne nous reste que peu de temps pour nous préparer.

Je n'ai pas l'intention de me priver du premier café de la journée pris sur mon balcon qui domine Rouen, sous un ciel exceptionnellement bleu, seulement zébré par les avions qui filent vers Charles de Gaulle et le vol  des oiseaux  qui eux n'y vont pas, et ne virevoltent dans mon champ de vision que pour mon seul plaisir et la joueuse intention me mettre encore un peu plus en retard.Les bruits de la ville montent jusqu'à moi, la flêche de la cathèdrale est bien visible, n'émergeant pas comme quelque fois en automne d'une impénétrable nappe de brouillard, telle une noire balise sur une mer blanche . Comment se priver d'un tel moment de paix devant la ville qui déjà s'agite, seul en pyjama frippé ,les pieds nus sur la terrase de bois, cheveux en bataille et barbe de trois jours, avec à la main un pur arabica parfaitement dosé, et la certitude que je ne serai qu'un tout petit peu en retard et d'excellente humeur ?

Il suffit d'entendre Caro gémir "Jean-Marc, Antoine " , de regarder sa montre en prenant en provenance des pieds pourtant posés sur une surface isolante l'équivalent de 10 000 volts  jusqu'au sommet du crâne, et de déclencher le  branle-bas le combat .

Les hommes s'activent : on est à l'heure. Je m'offre même le luxe de zapper sur la TNT . Sur tous les écrans que je capte, et sur ceux du monde entier, des avions  s'écrasent sur des tours jumelles sans cesse et sans cesse, des scènes de panique succèdent aux fumées et aux poussières qui obscurcissent le ciel de la ville martyr . Les oiseaux, eux, sont partis depuis longtemps.

Nous aussi on part, on est à l'heure, d'excellente humeur . 11 septembre 2006 : je suis serein. 

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P
salut jean marc je suis tres troublé de te retrouver dans ces conditions., c'aet Agnes qui m'a prévenu, je t'appelle mais tu as un talent pour l'écriture je tienais à te le dire .<br /> pascal
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J
Dis-moi Jean-Marc, je ne te connaissais pas des talents narratoires et épistolaires conjugés aussi... évidents!<br /> Continue comme ça et tu auras la matière - qu\\\'il ne restera qu\\\'à mettre en forme - pour faire un excellent  bouquin.<br /> ...Et n\\\'oublie pas, au passage, que pour faire un best-seller, la fin se doit d\\\'être heureuse.<br /> Courage mon frère, nous sommes tous avec toi.<br />  
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J
Il est des jours heureux pires que les journaux  de 20 heures !<br /> comme pour vous faire regretter de n'avoir pas ...........<br /> ......ouvert les yeux et la fenetre plus souvent que la télé.....<br />  <br /> amitiés
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L
Cinquième relecture.Peu importe de savoir si Caro va repasser ce pyjama desesperement frippé ou si Dora va retrouver Babouche...Non.Certains details appellent une suite.Au travail  !!!!                                                                                       Amitiés
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